Parcours d’exploration :
Littérature et société

Chemins d’exil

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Sortie : le 15 septembre 2016
Mme MAYORAL – Mme LORTET – Mme CHAUVELOT
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Le photojournalisme : Un autre regard sur l’actualité

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Luca 2nde15, Couvent des Minimes, exposition Messinis.

Le 15 septembre 2016, les élèves  du parcours d’exploration « littérature et société »  se sont rendu au 28ème  festival international de photojournalisme « VISA pour l’image ». Dans le cadre du parcours d’exploration, nous avons  vu trois expositions sur le thème des « migrants » : « Les chemins de l’espoir et du désespoir » de Yannis BEHRAKIS, « Femmes en exil » de Marie DORIGNY et « Scènes de guerre en zone de paix » de MESSINIS, lauréat du visa d’or. Nous avons apprécié de découvrir autrement l’actualité. Cette expérience fut éprouvante car les images étaient parfois bouleversantes, nous avons été surpris de découvrir le photojournalisme, qui nous apporte un regard nouveau sur l’actualité. En effet, voir une exposition provoque des émotions particulières, nous nous sentons plus impliqués, nous nous intéressons vraiment aux événements présentés par le photographe.

Lors de cette sortie, nous avons aussi apprécié le fait de pouvoir dans un second temps choisir d’aller librement voir certaines expositions, nous avons trouvé particulièrement  intéressantes : « Eaux troubles » de Laurence GEAI qui propose un regard original sur le conflit entre les israéliens et les palestiniens, en effet elle choisit d’aborder le problème par la répartition de l’eau mais aussi « Paco, une histoire de drogue », qui témoigne des ravages de cette nouvelle drogue sur des populations fragiles, adolescentes.

Tara-Tess 2nde 15, Léa 2nde 11 et Vincent 2nde 8

 

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Guilhem 2nde 14, Couvent des Minimes, exposition Behrakis.

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Noumaïos 2nde 14, Couvent des Minimes, exposition Behrakis.

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Thomas, Couvent des Minimes, exposition Messinis.

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Widiane 2nde13

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Yasmina, 2nde 10

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        Tout a commencé par un travail d’écriture de poésies dans le cadre de la participation aux Jeux Floraux du  Genêt d’Or 2016. La qualité des productions a été récompensée par de nombreux prix et a motivé l’édition d’un recueil «  Le monde en poésie ». Après avoir reçu leur prix lors de la cérémonie  du  22 mai à la mairie de Perpignan, les élèves ont pu valoriser leur travail devant  Frédéric Miquel, inspecteur d’Académie, inspecteur pédagogique régional de Lettres et  chargé de mission DAAC Littérature-Ecriture-Poésie, lors de la sortie organisée à la Comédie du livre à Montpellier. Les élèves de 1ère L1 ont eu l’occasion de présenter  une dernière fois leurs productions à travers l’exposition et la lecture de poésies, au cœur de la manifestation « scène ouverte », le vendredi 10 juin au lycée Arago.

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Liste des prix aux jeux floraux du Genêt d’Or

Prix Georges Belzeaux   : Emilie Vivas
Prix du Troubadour        : Camille Roselli
Prix Melvin Jones           : Aurélie Gonzales

Médailles

Coline Coulon
Emmanuel Castillo
Marine Bobo
Clara Vitalis
Mélissa Dameron

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Diplômes
Agathe Beckx
Maxime Pages
Rose de Lima Houndekon Sodou
      

 

L’exposition

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La lecture de poèmes à la scène ouverte

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Vendredi 27 Mai 2016 la  1ère L1 du lycée Arago, accompagnée de leur professeur de lettres  Me Catalano,  a présenté son recueil de poésie «  Le monde en poésie » à la Comédie du livre à Montpellier. C’était l’aboutissement d’une aventure collective, initiée par un travail d’écriture de nombreux poèmes, poursuivie par la création d’illustrations et la mise en forme d’un recueil, récompensé par de nombreux prix aux jeux floraux des Genêts d’Or 2016.

         Le matin, la rencontre avec Frédéric Miquel, inspecteur d’Académie, inspecteur pédagogique régional de Lettres, chargé de mission DAAC Littérature-Ecriture-Poésie a donné l’occasion à un échange fécond lors duquel la classe de 1ère L 1 a pu présenter  son recueil «  Le monde en poésie ».   Frédéric Miquel nous a offert le dernier Volume Le Florilège littéraire 2015,  issu d’un projet éditorial qui, depuis 2009, valorise les textes écrits par les élèves et étudiants issus de la francophonie en partenariat avec le master  « Métiers du livre et de l’édition » de l’université Paul Valéry de Montpellier.

Les élèves primés aux jeux floraux du Genêt d’or ont pu  lire leur poème au stand de l’Académie du livre. Un moment plein d’émotions pour chacun.

  La lecture de poèmes a été suivie de la  présentation du  dispositif académique « Alter égaux » qui propose la réalisation de projets unissant communauté éducative et associations sociales et culturelles afin de favoriser le partage d’une parole créative entre personnes en situation de pauvreté et élèves. Ce dispositif, piloté par l’inspection pédagogique des Lettres, entre en lien étroit avec la DAVCL  ( Délégation Académique de la vie lycéenne et collégienne). A cette occasion Sébastien Gratacos délégué des 1ères L1 mais aussi membre du C.V.L ( Conseil des délégués pour la Vie Lycéenne) a pris la parole  pour expliquer les implications du projet.

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Sortie : mardi 8 mars 2016 – Théâtre de l’Archipelimage001
Mme MAYORAL
Classe : 1°S6

TRissotin ou
les femmes savantes
Texte : Molière

Mise en scène, décor et costumes : Macha MAKEIEFF

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                                        ©Brigitte Enguérand


 

Des scènes comiques sont accompagnées par des musiques contemporaines de l'époque de Molière, parfois déstabilisantes par leur étrangeté…apportent tout de même à la compréhension de la pièce. La langue de Molière est rendue plus accessible par l’accompagnement musical, nous avons en l'occurrence,  lors de la scène où Trissotin se fait passer pour un grand poète et  ensorcèle les femmes savantes, un fond musical  qui envoûte le spectateur. Trissotin, quant à lui,  est chaussé de hauts talons, et paradoxalement, celui-ci  porte  à la fois de longs cheveux lissés et la barbe, ce qui laisse naître un doute sur son sexe lors de la représentation théâtrale.

Emma CASTANY


 

 Une pièce concentrée en comique, des acteurs investis, passionnés et performants, un mélange entre modernité et l'époque de Molière. Voilà ce que nous promet cette pièce de théâtre.

            Le spectacle en question est une relecture de la pièce théâtre de Molière intitulée : Trissotin ou les Femmes savantes par le metteur en scène Macha Makeïeff.  La représentation à laquelle nous avons assisté s'est effectuée le mardi 8 mars 2016, journée de la femme, aux alentours de 19 heures, au théâtre de l'Archipel à Perpignan.

            La pièce écrite par Molière au  XVII siècle, nous est présentée ici d'une façon plus moderne, avec un esprit années soixante-dix, période phare de l’histoire de l’émancipation des femmes. On comprend alors que cette période n'est pas choisie au hasard. En effet, l'œuvre de Molière raconte l'histoire d'une famille déchirée par les questions du mariage et des sciences.  L'intrigue de la pièce se joue autour d'un mariage arrangé, décidé par Philaminte entre sa fille cadette Henriette et le précieux Trissotin, afin d'élever l'esprit de sa fille. Cependant, Henriette est amoureuse de Clitandre. Chrysale, le père soumis aux caprices de sa femme saisit cette opportunité pour tenter d'imposer son autorité.

            En cette journée des droits de la femme, ce spectacle a-t-il une résonnance toute particulière ? Effectivement, l'atmosphère des années soixante-dix crée un décalage avec l'époque de Molière. Mais ces associations de "moderne" au texte classique ainsi qu’aux chants datant du XVII siècle, exposent deux moments importants dans l'Histoire des femmes, d'un côté, une lutte pour avoir accès au savoir et de l'autre un mouvement de libération. Cette idée d'émancipation féminine se retrouve dans les costumes colorés, créés par Macha MAKEIEFF. En effet, Philaminte est vêtue d'un pantalon, alors que toutes les femmes portent des jupes ou des robes. Ce choix souligne avec subtilité sa force de caractère, qui lui permet de prendre les décisions familiales et ainsi prendre en quelque sorte la place du père, Chrysale, dont la lâcheté le pousse à céder aux caprices de son épouse.

Le rôle des costumes et du maquillage, dirigés par les choix de la metteure en scène, sont mis en valeur par le jeu de l'acteur Geoffroy Rondeau, qui incarne le personnage de Trissotin, particulièrement efféminé, voire « travesti » perché sur de hauts talons colorés. Tout au long de la pièce, il effectue des poses toujours plus féminines et provoquantes. Les exagérations gestuelles concernant essentiellement les acteurs jouant les personnages partisans du mouvement précieux, confèrent un côté comique à cette pièce tout en effectuant une satire de la science, surtout si elle est pratiquée par les femmes.

Quant à l'éclairage, il joue un rôle, à mon sens, très important dans cette pièce. Il met en valeur les différentes pièces qui constituent le décor de cet intérieur des  années 70, en attirant notre regard sur l'endroit où il faut se concentrer. Les différentes intensités de l'éclairage donnent différentes atmosphères et permettent ainsi de mieux apprécier et comprendre la représentation. J'ai également remarqué que la lumière éclairait le même personnage au début et la fin de la pièce, il s’agit du personnage d’Armande. En effet, la dernière chose dont nous sommes témoins est l'entrée d’Armande dans une pièce, isolée, tournant le dos au dénouement heureux de la pièce, puis noyée sous la lumière aveuglante de la science. Cet effet, plutôt surprenant ajoute un côté tragique à cette pièce.

Critique rédigée par CAMPDORAS Audrey, 1°S6

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La classe de 1°S6 a assisté à la représentation Trissotin ou les Femmes savantes (mise en scène de Macha Makeieff) puis a participé à un « bord de scène », c’est-à-dire qu’à l’issue du spectacle, nous avons discuté avec les comédiens mais aussi l’assistante metteur en scène et le technicien en charge de l’installation du décor…

Petit moment privilégié au cours duquel nous avons découvert les visages des comédiens sans perruque ni maquillage ni costume, offrant un vrai jeu de devinettes à chaque apparition en bord de scène … mais qui est-ce ?  c’est … ? non…

Moment très agréable donc et au cours duquel nous nous sommes vus apporter quelques éclairages sur les choix de mise en scène qui nous semblaient obscurs… pourquoi des animaux empaillés sur scène ?? Pourquoi des chants du XVII° qui plus est en anglais ? Pourquoi une transposition dans les années 70 ?

Bref, un échange intéressant, une bonne expérience…

« Au cours de l’année écoulée, Macha Makeieff a connu un franc succès avec cette pièce de théâtre dans toute la France … après l'avoir vu, on comprend pourquoi !  Makeieff a réalisé à la perfection une entreprise bien difficile : rajeunir un classique de Molière et délivrer un message fort sur le combat féministe…, c'est réellement à ne pas louper. »

Tom BOUCAUD

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© Brigitte Enguérand



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Mercredi 16 septembre 2015 – VISA  pour l’image – Mme MAYORAL et Mme NIVET. Classe 1° S6

La photo parle, la photo s’exprime, la photo s’indigne !

Pourquoi, nous, les lycéens devons-nous aller voir les expositions du festival ?

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Classe de 1°S6, Tourisme nucléaire, Couvent des Minimes.

GINER Aurélie :

Récemment, Visa pour l’image, célèbre festival international de photojournalisme, a ouvert ses portes à Perpignan. Il met à l’honneur de nombreux photojournalistes venus pour nous informer et témoigner des événements contemporains survenus dans le monde. Ainsi, ces diverses photographies à la portée collective, qui constituent de nos jours l’un des moyens les plus efficaces pour percevoir et capter l’essentiel de la réalité, nous transmettent un message tout en faisant appel à nos émotions. Nous nous sommes interrogés sur l’intérêt qu’avait pour nous, lycéens, un tel festival.

Esther BARDOU :

Le lycéen se prépare à entrer dans l’âge adulte… pour cela il lui faut « grandir », s’instruire pour avoir des connaissances et un regard mature sur le monde. Le festival lui permet de découvrir le monde extérieur par le biais de photographies sans passer par les leçons, les cours… Le fait de regarder, de se plonger dans une image nous permet de nous interroger sur la condition humaine, sur les catastrophes mondiales, cela permet de mettre en pratique, de pouvoir observer l’histoire, le contexte politique ou économique d’un pays. Nous entendons parler d’un tas de sujets comme un virus mortel, une centrale nucléaire, le cancer… par les parents, les médias, les réseaux sociaux mais en allant à VISA, nous comprenons l’envers du décor, comme par exemple les quartiers mis en quarantaine, les familles séparées et détruites, le travail des bénévoles sanitaires, lors de l’épidémie Ebola. La photographie s’adresse directement à nos émotions, certaines nous bouleversent, et il est primordial de se sentir impliqué pour mieux comprendre le monde.

Adrien BARTOLICH :

Les expositions, parfois choquantes, permettent aux lycéens de s’ouvrir au monde. La photographie d’un migrant gisant dans le sable du Sahara (L’Europe forteresse, Giulio PISCITELLI) alors qu’il tentait d’atteindre l’Europe, de fuir la misère, en dit infiniment plus qu’une définition dans un manuel d’Histoire…La photographie touche, elle provoque chez le visiteur des émotions, elle parle aux souvenirs, à sa vie personnelle. Tout le monde, quel que soit l’âge, le niveau de connaissance, quelle que soit la culture, peut ressentir une émotion face à une photo. Chacun s’indigne, ressent colère, mépris, en voyant les mises en scène puériles, sur le site de Tchernobyl, faites par les touristes avec des objets radioactifs… totalement inconscients du danger encouru… (GERD LUDWIG, Tourisme nucléaire) Ainsi les différentes expositions offrent aux lycéens une vision nouvelle et personnelle des sujets d’actualité. Quand j’ai vu l’exposition Ebola de Daniel BEREHULAK et particulièrement la photo d’un père pleurant et n’osant pas aider son fils à moitié mort sur le sol de peur d’être contaminé par le virus, le travail du photojournaliste a pris tout son sens pour moi, photographier c’est aussi partager la souffrance, ne pas rester indifférent.

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Esther BARDOU et Audrey TREBILLAC, exposition Ebola, Couvent des Minimes.

Marie ROGUES :

De nos jours, la photographie est devenue un art très répandu, beaucoup de personnes prennent des photos pour immortaliser leurs souvenirs. Pour les photojournalistes professionnels, leur but est de faire ressentir l'émotion qu'ils éprouvent lorsqu'ils font ces photographies. Le photojournalisme permet également de faire prendre conscience au monde entier des événements tragiques que bien souvent nous ignorons. La gravité de certaines situations est méconnue même si nous vivons dans un monde où les informations peuvent se trouver facilement. Bien souvent les photos provoquent diverses réflexions sur les failles de l'humanité, sur la barbarie, et le manque de moyen de certains pays. Les légendes de ces photos apportent des informations essentielles sur le contexte, le spectateur peut donc se mettre à la place des différentes personnes présentent sur les photos et également constater que les humains préfèrent chercher de nouvelles technologies pour communiquer et améliorer les moyens existants plutôt que de s'occuper des situations urgentes et plus importantes.

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Esther et Théo, Couvent des Minines, Europe-Forteresse.

 

A FAIRE : Découvrir l'analyse et le commentaire d'Aurélie sur une photographie de l'exposition "L'épidémie Ebola" de Daniel Berehulak (cliquez sur la photo ci-dessous).



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